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Le Gypsy Jazz Festival s’installe en Nouvelle Calédonie du 12 au 16 novembre 2008

Gypsy Jazz Festival 2008

Le Gypsy Jazz Festival de Nouvelle Calédonie existe depuis 2003 et se déroule chaque année au mois de novembre (édition 2008 du 12 au 16 nov.) au Surf Hôtel. C’est le premier festival entièrement consacré à la musique de Django Reinhardt et Stéphane Grapelli dans la zone pacifique Sud avec aussi une place pour la musique d’Europe de l’est.

Au fil des ans les spectateurs Calédoniens de plus en plus nombreux attendent cet événement phare de la musique en Nouvelle Calédonie avec impatience.  La venue d’un public de plus en plus nombreux des pays alentours comme l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Japon conforte l’aspect international du Gypsy Jazz Festival. Le Gypsy Jazz Festival contribue à sa manière au développement touristique et la découverte de ce beau pays qu’est la Nouvelle Calédonie. Des artistes comme Florin Niculescu, Raphael Fays, Reinier Voet, Alexandre Cavalière Ritary, Andreas Oberg, Yorgui Loeffler, etc., sont venus jouer lors des précédentes éditions.

En plus des concerts, gratuits dans la ville et payants au Surf Hôtel, le Festival joue la carte de la décentralisation par un déplacement dans les îles : en effet, le  groupe Yorgui Loeffler dont la prestation a remporté un vif succès en 2007 a permis un échange culturel auprès des Mélanésiens et du public pluriethnique. Le festival envisage aussi une décentralisation dans le Nord de la Nouvelle Calédonie en 2008. Une captation France Outremer a été réalisée pendant l’édition 2007 et sera diffusée en France cette année sur le réseau TNT.

Au programme du Festival 2008 :

Gypsy Jazz Festival 2008Boulou & Elios Ferre

Boulou Ferré (né en 1951) et Elios Ferré (né en décembre 1958) sont deux guitaristes de jazz français. Boulou et Elios sont nés dans une famille où la guitare manouche est omniprésente. Leur père, “Matelo” Ferret (1918-1989) a, comme ses deux frères Baro et Sarane, accompagné Django Reinhardt et Stéphane Grappelli au Quintette du Hot Club de France.

Boulou commence l’apprentissage de la guitare dès l’âge de six ans: d’abord la guitare jazz avec son père1, puis en parallèle la guitare classique. Deux ans plus tard, il donne son premier concert au musée Guimet à Paris. Il a 12 ans quand il accompagne Jean Ferrat et grave son premier disque. À 13 ans, il joue en première partie du concert de John Coltrane à Antibes.

Il poursuit sa carrière d’enfant prodige, tant sur scène qu’en studio où il chante et joue de la guitare. Son troisième disque est enregistré avec les Paris All Stars: Pierre Michelot, Eddy Louiss, Kenny Clarke, Maurice Vander. Au fil des ans, il joue avec Stéphane Grappelli, Gus Viseur, Warne Marsh, Christian Escoudé, Babik Reinhardt, Louis Vola, Dizzy Gillespie, et bien d’autres.

Non content de jouer du jazz, il étudie également la composition et l’harmonie avec Olivier Messiaen. Depuis la fin des années 1970, le duo qu’il forme avec son frère cadet se produit un peu partout dans le monde et joue une musique très éclectique, qui va des valses swing chères à Matelo et Baro (Swing valse, Montagne St Geneviève), au répertoire be-bop (All the things you are), en passant par Jean-Sébastien Bach (dont Boulou collectionne les partitions originales).

Gypsy Jazz Festival 2008
Angélo Debarre

Musicien manouche, Angélo commence la guitare en famille dès l’âge de huit ans. Après un rapide début professionnel, il délaisse les cordes pour se consacrer à la batterie. En 1984, il revient à son instrument de prédilection et forme le premier “Angélo Jazz Quintet”. Dès 1985, il est lun des piliers du célèbre cabaret parisien, aujourd’hui disparu, “la Roue Fleurie” et participe à de nombreuses tournées dans les styles tsiganes et jazz manouche.

Très à l’aise dans les deux répertoires, on le trouvera aussi bien aux côtés de Pedro Ivanovitch, Arbat, Raya, Serge Camps, Bratsch que de Boyan Zulfikarpasic, Xavier Desandre-Navarre, Florin Nicolescu ou encore Moreno, Bireli Lagrene, Jimmy Rosenberg, Romane.

Appartenant incontestablement à la famille grandissante des héritiers de Django, Angelo s’est construit une personnalité très forte, son style, servi par une technique ébouriffante, s’enrichissant sans cesse au fil des rencontres musicales, dans la plus pure tradition gitane.

Sa technique est phénoménale et très personnelle, la force de sa main gauche est impressionnante ; quant à sa main droite, qui serre le médiator, elle est tout simplement irréelle. Il a la grâce de toujours nous surprendre. Il prend des risques énormes et ne se trompe jamais. Ce qui surprend aussi, quand on le voit jouer, c’est la formidable vitalité qui l’anime. En quelques mots, je dirai qu’Angelo Debarre est certainement l’un des meilleurs représentants du style Jazz manouche.

Gypsy Jazz Festival 2008
George Washingmachine

George Washingmachine est un violoniste australien, également chanteur et poly-instrumentiste. Basé à Sydney, et il a déjà à son actif plusieurs galettes et exporte son art de l’entertainment jusqu’en Europe.

Son créneau, c’est surtout le swing des années 30-40 qu’il interprète avec une jubilation particulièrement communicative, et sur des tempos parfois très enlevés. Son drive au violon et sa pétulance au chant y sont pour beaucoup. D’autant que ses interprétations ne manquent pas d’humour (Sam, Sam, the vegetable man, Heavy date), et qu’il n’hésite pas à convier ses collègues instrumentistes au coeurs (Blues in the night, He ain’t got rythm).

Le swing et le blues font parfois place au boléro (Flamingo) et aux balades (Solitude), mais là Mr Washingmachine semble un peu moins à l’aise… Non, son truc, à George, c’est le swing, le swing… et le swing !

Gypsy Jazz Festival 2008
Norig

Etonnant destin que celui de Norig, qui, suite à une véritable révélation (« Le temps des Gitans » d’Emir Kusturica), se jette à corps perdu dans la culture tzigane et s’en approprie le chant.

« Gadji » (c’est ainsi que les tziganes désignent ceux qui ne sont pas tziganes) raconte donc l’histoire de cette chanteuse française, au prénom celte, aux origines catalanes que rien ne prédisposait à chanter en rom, en roumain ou même en russe. Mais sa voix et son aisance dans le répertoire balkanique en a époustouflé plus d’un, à commencer par Tony Gatlif qui l’a spontanément enrôlé sur la BO de son film « Exils ».

Norig enchaîne les rencontres avec les musiciens roms qui l’adoptent et mûrit en parallèle son projet musical avec la complicité de Sébastien Giniaux, compositeur et arrangeur, notamment sur le prochain album du Taraf de Haïdouks. Victor Coman musicien tzigane donne avec ses arrangements une autre couleur aux traditionnels.

« Gadji » est le fruit de cette collaboration dont la musique puise dans le répertoire traditionnel et amène également des compositions originales sur des poèmes tziganes. Accompagnée de quatre musiciens issus de cultures musicales différentes, parvient à donner de multiples couleurs à sa musique qu’elles soient de traditions balkaniques, ou d’inspirations tango et manouche ou encore d’influences baroques et classiques. Le chant des tziganes est tout autant un murmure, un cri, un appel, une incantation, dans lequel se mêlent constamment la joie et la mélancolie. Avec cette voix étonnante dont on ne sait dire si c’est celle d’une femme ou d’un enfant, c’est sur scène, terrain d’expression favori de cette musique, que Norig donne toute la mesure de son talent.

Gypsy Jazz Festival 2008Sébastien Giniaux

Guitariste, Violoncelliste… Violoncelliste classique de formation il va écouter pas hasard Pierre “Kamlo” Barré et cela va être le déclic.

Pendant trois ans il va travailler la guitare type Selmer pour devenir un incontournable des boeufs et concerts parisiens.

Il va rejoindre Norig, on le voit également régulièrement à la Taverne de Cluny aux côtés d’Adrien Moignard et “l’Ensemble Zaïti”.

En 2004 il forme “Amaro swing” avec Matthieu Chatelain. En 2006 il va accompagner les Taraf de Haïdouk.

Gypsy Jazz Festival 2008
Caravan Palace

Caravan Palace est issu du croisement de 3 compositeurs de musique électronique, animés d’une passion commune pour le jazz manouche. A la pratique de cette musique des années 30 dans une formation “classique”, ils se rendent compte de son impact encore très fort, alors que des artistes comme Sanseverino ou Bireli Lagrène contribuent grandement à la faire re-connaître au grand public.

En février 2005, la composition de morceaux électro-swing à orientation jazz manouche est lancée, devenant vite un projet à part entière sous le nom de Caravan Palace. Des Django addicts en quelque sorte. De quoi faire murir un projet qui séduit une chanteuse, un clarinettiste, un DJ scratcheur.

Lookés façon Zazous, les pré-pré-punks de l’Occupation, ils donnent le la d’une musique jubilatoire et frénétique, improbable charleston futuriste, très dancefloor et toujours mélodique. Une diable de surprise pour un groupe qui peaufine encore son 1° album, mais qui animera l’été parisien.

Retrouvez le Gypsy Jazz Festival…

Sur leur site Web : www.gypsyjazzfestival.com
Sur Myspace : www.myspace.com/gypsyjazzfestival

A propos de Fabien

Après avoir travaillé le chant au Centre d’Arts Polyphoniques de Paris, il entre en 1995 au Conservatoire de Gagny où il est l’élève d’Evelyne Razimowsky en classe de Chant et de Jean-Louis Calvani en classe d’Art Lyrique. Il poursuit ensuite son perfectionnement avec Florence Montana au Conservatoire de Vincennes, puis au Conservatoire de Musique de Nouvelle Calédonie.

Un commentaire

  1. Bonjour , nous vous invitons à voyager sur notre site , vous y retrouverez des artistes de qualités , en sachant que nous restons à votre disposition , pour toutes question , pour vos future organisation d’evenements .

    Dans l’attente de vous lire très prochainement , recevez mes salutations les meilleures .

    Patrick Labbe

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