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L’Oscine, la passion d’une cantatrice : du 25 septembre au 31 octobre 2009, Atelier Théâtre de Montmartre

L'OscineLa pièce L’oscine, la passion d’une canta­trice évoque sous une forme tragi-comique le destin d’une femme saisie par une passion litté­ra­le­ment dévo­rante pour le chant lyrique.

Une rencontre fortuite avec la musique de Schumann joue le rôle de déto­na­teur et déclenche un mouve­ment inéluc­table, et fatal. Découverte, appren­tis­sage, expé­riences au sein du milieu du chant, désillu­sions et espoirs se succèdent jusqu’au dénoue­ment inévi­table.

On découvre ou on retrouve ainsi un monde musi­cal avec sa puis­sance émotion­nelle mais aussi ses travers, ses excès et ses ridi­cules, brocar­dés avec gaîté tandis qu’au fil des scènes, souvent drôles, parfois grin­çantes, le person­nage nous entraîne dans l’aventure inouïe de son enchan­te­ment.

Une histoire qui s’ouvre sur un incroyable élan et voit peu à peu se dégra­der un projet qui se fissure de part en part en même temps que le corps de la canta­trice est dévoré de l’intérieur par cette voix, cet oiseau, cet oscine qui se débat en elle et l’amène à une auto­des­truc­tion aveugle et enthou­siaste.

On entre avec cette femme, dépour­vue de toute culture dite clas­sique, dans l’univers de cette musique lyrique souvent réser­vée à une élite. Elle parle, chante et écoute de la musique, qu’elle accom­pagne de ses commen­taires naïfs et déca­lés. Sans démarche didac­tique, jamais illus­tra­tive, la musique (emprun­tée au réper­toire clas­sique vocal) tient une place essen­tielle dans le texte dont elle est l’argument (le parcours indi­vi­duel d’une canta­trice) et la matière elle-même. De même que la fusion entre texte (poèmes ou livrets d’opéra) et musique carac­té­rise ces pièces vocales du réper­toire, ces oeuvres four­nissent la chair même du texte de ce mono­logue. Elles lui confèrent son rythme, ses chan­ge­ments de tona­lité, ses varia­tions théma­tiques et sa puis­sance drama­tique.

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Le person­nage s’imprègne aussi, par le biais de ses lectures, de la vie des musi­ciens qu’elle aime, et par un méca­nisme fina­le­ment assez proche de la « pipo­li­sa­tion » actuelle des artistes, elle s’identifie à ces compo­si­teurs et inter­prètes, tous bien entendu victimes d’un destin tragique. Elle lit avec avidité les biogra­phies de Schumann ou Mahler comme d’autres lisent Gala ou Voici…

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Une autre facette de ce proces­sus d’ingestion / appro­pria­tion concerne les textes scien­ti­fiques, tech­niques, médi­caux ou philo­so­phiques consa­crés au chant qui traversent le discours. Toujours détour­nés, « trivia­li­sés », ils parti­cipent d’un univers mi-savant, mi-toc, celui d’un person­nage qui reçoit un fatras d’informations sur le monde sans pouvoir en déga­ger un sens et déter­mi­ner une quel­conque direc­tion cohé­rente pour lui-même. Un person­nage qui trans­forme tout savoir en objet au service de sa croyance person­nelle et de son illu­sion, ce qui le mène à la catas­trophe.

Reste la force incroyable du désir qui donne au person­nage son huma­nité, et qui, audelà de cette comé­die du monde, garde tendu le fil de l’émotion.

Retrouvez L’Oscine ou la passion d’une canta­trice sur www.oscine.fr

Texte et Jeu : Claire Despierres
Mise en scène : Lola Sémonin, Syndie Kourte
Régie son : Syndie Kourte.
Décors : Frédérick Gagné.
Création sonore : Gérard Bôle du Chaumont.
Musique : Schumann, Mozart, Monteverdi, Malher. (chant de la comé­dienne et frag­ments enre­gis­trés).

Lieu : Atelier Théâtre de Montmartre – 7 rue Coustou – 75018 Paris – M° Blanche
Dates : Du 25 septembre au 31 octobre 2009
Horaires : Les vendredis et samedis à 20h30
Tarifs : De 10 à 12 €
Informations supplémentaires : 01 46 06 53 20

A propos de Fabien

Après avoir travaillé le chant au Centre d’Arts Polyphoniques de Paris, il entre en 1995 au Conservatoire de Gagny où il est l’élève d’Evelyne Razimowsky en classe de Chant et de Jean-Louis Calvani en classe d’Art Lyrique. Il poursuit ensuite son perfectionnement avec Florence Montana au Conservatoire de Vincennes, puis au Conservatoire de Musique de Nouvelle Calédonie.

3 Commentaires

  1. Michèle Moittié

    Allez voir ce spec­tacle, vous ne serez pas déçus. C’est d’un style nouveau, prenant pas sévère du tout. J’ai vu  la première repré­sen­ta­tion, à  Dijon et je ne mamque­rais pas  d’aller le revoir à Paris. Elles ont tant peau­finé leur oeuvre depuis, je me réjouis à l’avance.…

  2. Michèle Moittié

    Tenace toujours convain­cue de sa voca­tion, elle s’accroche à son rêve, avec matu­rité, n’oubliez pas d’aller la voir… elle en vaut la peine.

  3. Michèle Moittié

    tragé­die, musique clas­sique , chant, humour acide ou comique, on y trouve un mélange plutôt boule­ver­sant, et qui devrait en toucher beau­coup ! osez autre

    chose que le comique bien agréable , qui nous fait prendre les soucis du quoti­dien du bon côté, certes, mais nous harcèle un peu trop ! Et pour fois

    délas­sez vous autre­ment.….

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